J+4

Je pense pouvoir affirmer que, jusqu’à présent, c’est le pire voyage de ma vie.

Je suis partie en portant la crève, sous Doliprane, donc. Voyage ok mais j’ai passé mon temps à me moucher et quand j’eus épuisé mon stock de mouchoirs, j’ai dû aller subtiliser des serviettes par poignées aux wc de l’avion. Changement infernal en Chine, avec repassage par la sécurité. Arrivée à Narita, la navette vers Tokyo en panne. Réussi à prendre une ligne puis un taxi vers le capsule hotel. Obligée de hisser mon énorme valise dans les escaliers pour atteindre la réception. Une fois installée, dormir, comater, et ce pendant plusieurs jours. Au point que j’en ai oublié de manger. Dû quitter la capsule de 10h à 14h (ménage) donc comaté dans un manga café. Tenté une sortie hier après avoir ingurgité plusieurs boissons énergisantes (qui m’ont filé la chiasse). Au moment où j’entre, j’ai à peine le temps d’essayer de me poser que la serveuse me presse de commander en japonais, hyper tendue. J’improvise la commande, elle chipote, je sais pas ce qu’elle fait, ça prend des plombes, je suis à jeun, je commence à tourner de l’oeil.

Je me suis réveillée au sol, avec un serveur me tenant pas les épaules. Je m’étais chiée dessus. Littéralement. Putain de boissons énergisantes. Le temps que j’aille aux wc, des ambulanciers sont arrivés, m’ont examinée et m’ont emmenée à l’hôpital. Batterie de tests en un temps record car leur hôpital à eux n’a pas l’air en ruines. Payé les frais puis demandé à Amex de rembourser grâce à leur assurance. Point positif, je pouvais rentrer à l’hôtel à pied. Me suis arrêtée manger (sans faim), puis suis rentrée dormir. Me suis forcée à sortir manger le soir, à nouveau. Tout a un arrière-goût aigre, ici.

Réussi à faire expédier l’énorme valise à Kyoto. Ai gardé mon sac East Pack. Lourd, tout de même. Pris le shinkansen pour Kyoto. Aussi bien la gare centrale de Tokyo que celle de Kyoto sont infernales. Ai tourné pendant ce qui m’a paru une éternité avant de trouver mon arrêt de bus. Suis arrivée. Bagages livrés à l’hôtel. Ouf.