Las enfermeras no son muy amables, ni tampoco los médicos pero son los que te curan, así que, si lo logran, no estás en condiciones de que te cuenten chistes. Además, un cuadro tan deprimente no inspira mucho, no dan abasto y la Junta hace oídos sordos, como se encarga de recordar una foto del Dr. House en la pared del despacho del médico: “Ni loco trabajo en los hospitales de Andalucía”, reza el susodicho.
–¿Mareos y vómitos?–pregunta el dorctor de carne y hueso mientras mira mi ficha.
–Sí –contesto.
–¿Desde cuándo?
–Una hora, quizás dos –le digo.
–Y ya vienes corriendo a Urgencias, ¿eh?–dice con ironía –Aquí atendemos cada año a dos millones y medio de personas. El doble de la población de Málaga–concluye, mirándome esta vez.
–Es la primera vez que vengo –respondo, impasible, y también un poco mareada–Y no me verá mucho por aquí.
(Le verdad es que la mera vista de un hospital basta para ponerme enferma).
Me hace unas cuantas preguntas más:
–¿Estudias o trabajas?
–Las dos cosas–respondo.
–Pues si piensas estudiar medicina te lo desaconsejo.
–Ya.
La Doctora Julia March. No suena mal, me digo.
Unas cuantas recomendaciones, una inyección de una enfermera (aguantada estóicamente, aunque reconozco que apreté los dientes) (lo peor fue que no me dieron ninguna piruleta), y a casita.
Subí a mi litera y me eché a dormir. Creo que he soñado con el Dr. House.
Les infirmières ne sont pas trop aimables, les médecins non plus, mais ce sont eux qui te soignent et, s’ils y arrivent, tu n’es de toute façon pas dans un état propice à la rigolade. De surplus, un cadre aussi déprimant n’inspire pas des masses, ils ne savent plus où donner de la tête et la Junta fait la sourde oreille, comme se charge de le rappeler une photo du Dr House accrochée au mur du bureau du médecin: “Travailler dans les hôpitaux d’Andalousie ? Même pas en rêve.”, stipule ce dernier.
— Des malaises et des vomissements? —questionne le médecin en chair et en os tandis qu’il inspecte ma fiche.
— Oui –je réponds.
— Depuis quand?
— Une heure, peut-être deux –lui dis-je.
— Et tu accours déjà à l’hôpital, hein? —dit-il avec ironie– ici, on reçoit deux millions de personnes. Le double de la population de Málaga –conclut-il, en me regardant cette fois.
— C’est la première fois que je viens –je réponds, impassible, et un peu dans les vapes aussi— et vous ne verrez probablement pas souvent par ici.
(La vérité est que la seule vue d’un hôpital suffit à me rendre malade).
Il me pose quelques questions supplémentaires :
— Tu travailles ou tu es en études ?
— Les deux –je réponds.
— Eh bien, si tu envisages de faire médecine, je te le déconseille.
— Ouais.
La Docteure Julia March. Je me dis que ça en jette un peu.
Quelques recommandations, une piqûre par une infirmière (supportée de façon stoïque, quoique j’avoue que j’ai quand même bien serré les dents) (le pire, dans tout cela, c’est qu’on ne m’a même pas filé de sucette à la fin), et hop, retour à la maison.
J’ai grimpé sur mon lit en hauteur et me suis endormie. Je crois que j’ai rêvé du Dr House.