BON OK, T'ES AUTISTE MAIS TU POURRAIS FAIRE UN EFFORT
Il y a eu des moments extrêmement chaotiques dans ma vie, à un tel point que parfois, en regardant en arrière, je me demande comment j’ai bien pu faire pour traverser tout cela sans finir en HP. Avec le recul il est évident que toutes mes difficultés étaient et continuent d’être liées au Syndrome d’Asperger et à la non-acceptation de celui-ci par mes congénères. L’avantage d’avoir un diagnostic est que premièrement on comprend que non, nos difficultés ne sont pas le lot de tout le monde, et que deuxièmement on est en capacité d’expliquer notre fonctionnement à notre entourage.
APRÈS LE DIAGNOSTIC
Je n’ai pas écrit du tout depuis mon diagnostic. J’y ai pensé, je me suis dit à maintes reprises: “tu as un blog sur l’autisme, tu es autiste, tu as plein de choses à dire sur le sujet, qu’est-ce que tu attends?”. On peut dire que j’étais à bout de souffle. J’ai l’impression d’avoir couru un marathon qui a commencé des années auparavant et d’avoir atteint l’arrivée à mon diagnostic.
"TU N'ÉCOUTES JAMAIS"
Je crois que c’est l’une des phrases que j’ai le plus entendues au cours de mes 25 ans. J’ai le souvenir de voir mes parents exaspéré.es à ce sujet, sans vraiment comprendre pourquoi il.elle se mettaient dans un état pareil. “Elle est dans la Lune” (la description la plus aimable à propos de mon état presque permanent), “Elle n’en fait qu’à sa tête” (quand je n’obéissais pas car je n’avais tout simplement pas écouté l’instruction), “Elle est peut-être sourde?” (l’angoisse des parents), mais surtout “Bon sang mais tu n’écoutes pas quand on te parle!!!”, sont des phrases devenues tellement familières que, à leur tour, je ne les entends plus et les considère comme une fatalité.