Tier List Des Nationalités

J’ai commencé ce post an avril, puis l’ai complètement oublié. Oups

Au cours de mon année à Kyoto, j’ai croisé tout type de personnes, issues de tous types de pays. Je publie ici mon avis absolument nécessaire à l’humanité sur chaque nationalité, chaque ressortissant de son pays lui ayant soit rendu honneur, soit porté atteinte.

Tout le monde est mis dans le même sac et les généralités naissent bien évidemment de mes seules expériences isolées, car détrompez-vous : vous n’êtes pas spécial et les clichés existent bel et bien pour une raison.

🇬🇧 Les Anglais

Chaque Anglaise que j’ai rencontrée était gouine au dernier degré. Peut-être parce que j’étais spécifiquement à la fac d’Art et de Design. Forcément, c’est connoté. Les gouines anglaises sont des gos sûres, oscillant entre humour pince-sans-rire et trash, toujours, mais alors je dis bien TOUJOURS disposées à faire la fête. Peu importe qu’il s’agisse d’un goûter bon-enfant ou d’une soirée drag jusqu’à 6 h du matin, elles seront là.

Je n’ai pas rencontré de mecs anglais. Si je l’ai fait, il ne m’ont pas laissé de souvenirs impérissables, mais il me semble que je n’en ai pas croisé du tout, au Japon. Ce qui est logique, vu que quelqu’un doit bien s’occuper des cottages pendant que les nénettes font leurs petits voyages initiatiques à travers l’Asie. Cheers, mates.

🇺🇸 Les Américains

Le peuple le plus fascinant parmi toutes mes rencontres, d’une diversité de gens impossible à décrire. Des individus partageant des points communs, mais portant aussi un héritage culturel propre à leur famille, sans trop de contradictions. Les Américains que j’ai rencontrés au Japon sont tous divers, mais m’ont laissé cette impression : ce sont les gens les plus intelligents que j’aie jamais rencontrés. Les plus futés, les plus dégourdis, même autistes, même à un jeune âge.

À leur contact, je me suis demandé quel était l’impact de la sélection naturelle qui a dû opérer dans la construction des États-Unis. Il a fallu de l’audace et de la rage de vivre pour décider de laisser la Vieille Europe derrière soi pour tout construire de zéro. Je l’ai ressenti au contact d’Américains descendants d’immigrés asiatiques et européens depuis plusieurs générations, mais aussi en travaillant directement avec des Américains. Ils me fascinent autant qu’ils me terrifient. J’ai compris pourquoi ils niquent absolument tout le monde, du nord au sud, de l’est à l’ouest.

🇹🇭 Les Thaïlandais

Je n’ai jamais rencontré de Thaïlandais au Japon sans problème psychologique grave. Bien sûr, ceux que j’ai rencontrés étaient issus de la jet-set de Bangkok, le reste de la population n’ayant même pas les moyens d’aller à l’école. S’ils peuvent paraître doux et inoffensifs au premier abord, on se rend vite compte qu’il y a un truc qui ne tourne pas rond, chez eux. Peut-être le fait d’être issus des classes supérieures d’une monarchie avec un tel écart de classe les a-t-il rendus niais et sans défense. Le Japon n’a de cesse de leur rappeler que, rich kids ou pas, ils restent des insectes dans la hiérarchie de l’Asie de l’Est. On les retrouve un peu déboussolés, dépressifs, feignant l’épanouissement sur leur Instagram.

En Thaïlande, l’ambiance y est différente. Ils sont dans leur élément. Ils n’ont aucune conscience de ce que vit la plupart de la population, et ils s’en foutent. Ils possèdent une culture superficielle, européenne (car c’est chic), et c’est à peu près tout.

L’Europe de l’Est

Les personnes issues de l’Europe de l’Est que j’ai croisées au Japon étaient des femmes qui n’étaient plus de première fraîcheur, si vous voyez ce que je veux dire. Attachante en surface, j’ai vite pris mes distances avec elles. Leurs modalités de communication reposaient avant tout sur le chantage affectif, tout en incarnant un stéréotype de femme enfant poussé à des extrêmes que je n’avais jamais vus auparavent. Iconique, mais fatigant, je n’étais pas dans le mood pour ces balivernes.

🇹🇼 Les Taïwanais

Des gens qui incarnent le concept d’être cool, les chill guys originaux.

🇨🇳 Les Chinois

Une fois qu’on s’habitue aux raclements de gorge et aux molards gluants crachés sur la voie publique (je ne m’habituerai jamais), j’imagine que ça va. Les Chinois se sont donné pour mission de traumatiser les Japonais lors de leurs visites touristiques à Kyoto. Quand on connait le passif entre eux, on se dit que c’est de bonne guerre.

Les Chinois parlent fort, sans se soucier de déranger, et ne font aucun effort pour être agréables, et c’est peut-être pour cela que je les aime bien.

🇰🇷 Les Sud-Coréens

Je suis convaincue que la Corée du Sud envoie ses ressortissants laids en prison et que ceux-ci ne voient jamais la lumière du jour pour crime de mocheté. Chaque Coréen et Coréenne que j’ai croisés au Japon et en Corée étaient beaux comme des dieux. Pourtant, les meufs me parlaient de vouloir faire un lifting depuis leurs dix-huit ans, tout en étant frustrées par les refus des cliniciens. Okééééé.

Les Coréennes que j’ai connues étaient incroyablement talentueuses et détestaient les hommes. Le mouvement 4B, ce n’est pas des blagues. Je les comprends un peu quand je les entends raconter leurs expériences personnelles. J’ai rencontré, pour la première fois de ma vie, de véritables misandres, qui avaient toutes les raisons de l’être. Les Occidentaux qui chouinent à la misandrie dès qu’on vanne la classe des hommes en auraient froid dans le dos. Un jour, ma pote coréenne m’a carrément dit “Je vois que tu fumes, si un jour tu as besoin d’un transplant d’organes, tu m’appelles, on prendra ceux de mon frère”. Ça va, je suis entre de bonnes mains.

🇪🇸 Les Espagnols

Des animaux de la savane. Chaque rencontre avec des Espagnols au Japon fut un rappel des raisons qui m’ont poussée à fuir ce pays dix-huit ans plus tôt : questions intrusives, te postillonnent à la gueule en parlant, trouvent que tout est bof par rapport à leur bled, que Dieu nous assiste. Impression fortement influencée par ce moment au Club Metro à Kyoto, où un groupe de touristes espagnoles nous ont pris d’assaut, ma pote Cy et moi, pour nous demander de façon insistante pourquoi on avait voulu venir habiter dans ce pays qu’elles trouvaient nul avec cette population aussi “froide”. Elles ont ensuite insisté pour prendre dans leurs bras une drag-queen japonaise qui a refusé poliment (et non sans une certaine angoisse), puis s’en sont plaintes très lourdement en disant qu’elle était “bizarre” et “antipathique”. J’ai essayé de leur expliquer que le contact physique au Japon n’était pas courant, que c’était perçu comme une agression. Elles ont hurlé qu’elles ne comprenaient pas comment quiconque pouvait vivre ainsi.

Gilipollas.

🇮🇳🇵🇰 les Indiens/Pakistanais

CETTE PARTIE A ÉTÉ CENSURÉE SUR ORDRE DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME ET D’AMNESTY INTERNATIONAL.

Ma seule interaction avec ce peuple se résume aux scammers qui n’ont eu de cesse d’essayer de m’arnaquer sur Upwork. Peu de choses à dire, merci pour les épices, le yoga et le bouddhisme, cependant.

🇲🇽 Les Mexicains

L’un des peuples ayant la pire réputation du monde hispanique, grandement imméritée, à mon humble avis. Tous les Mexicains que j’ai croisés, hommes ou femmes, étaient éduqués, polyglottes, et très agréables à fréquenter. Le Mexique possède l’un des héritages artistiques les plus riches au monde, et cela se sent dans les échanges qu’on a avec leurs ressortissants qui séjournent à l’international. Ceux qui habitent au Japon sont du genre calme et introverti qui, comme moi, a du mal à évoluer dans des cultures fortement basées sur l’extraversion et la sociabilité. Chez eux, ils sont considérés comme des asociaux, tandis qu’ils s’épanouissent au Japon sans trop d’accrocs.

🇸🇪 Les Suédois

Ces gens savent vivre. J’ai fêté le Nouvel An en compagnie de mes amis et de la famille de mon voisin suédois, venus visiter quelques jours, et je dois dire que ce sont les boomers les plus sympas que j’aie jamais rencontrés.

Pour l’anecdote, l’une de mes premières expériences professionnelles a été Ikea, quand j’étais encore jeune étudiante fauchée en Espagne. Leur style de management était à la Suédoise, tranchant drastiquement avec le style espagnol (qui plus est du Sud) : horizontal, favorisant l’initiative individuelle tout en valorisant absolument chaque métier au sein du magasin, peu importe le niveau hiérarchique. Je suis assez convaincue que cela a façonné ma vision du travail, et m’a aussi donné une confiance en mes capacités, que je n’aurais jamais acquise en évoluant sous l’organisation du travail tyrannique andalouse, directement héritée du caciquisme si cher à l’Andalousie.

Des années plus tard, je serais amenée à traiter avec des clients suédois au sein d’entreprises ou à mon compte, puis à en croiser au Japon. De l’Espagne au Japon, en passant par la France, je n’ai qu’une chose à dire : vive la Suède et vive les Suédois.

🇩🇪 Les Allemands

Quand j’ai commencé à travailler avec des entreprises allemandes, j’ai été surprise de voir à quel point il était facile de communiquer et de collaborer avec les dirigeants et les directeurs. La psychiatre qui me suit depuis mon diagnostic m’a expliqué qu’utiliser une deuxième langue pour chaque partie était réputé pour atténuer les difficultés de communication entre les NT et les autistes, mais qu’aussi, les Allemands étaient réputés pour être rudement efficaces et professionnels, et que cela réussissait aux profils autistiques. Elle m’a conseillé de continuer à travailler avec les entreprises germaniques et du nord de l’Europe, de travailler avec les Chinois, mais surtout, d’éviter les Français comme la peste, et de me méfier des Américains.

Cependant, tout a une limite. Les Allemands que j’ai croisés à Kyoto m’ont maintenu que leur “pain noir” valait le pain français. C’est là que j’ai su que les Traités de Versailles avaient été trop tendres avec ce peuple.

🇫🇷 Les Français

La France et les Français sont, à mes yeux, le peuple du divertissement. On ne s’ennuie jamais en France, et notre réputation de fouteurs de merde nous précède, à juste titre. On est de tous les combats, avons un avis sur tout, et cultivons savamment la joute verbale comme un hobby et un droit universel. Les Français que j’ai croisés au Japon avaient la même énergie vitale que les Américains, sous une couche désabusée assez chic.

Les Français que j’ai croisés à Kyoto étaient surprenamment bien intégrés malgré leur grande gueule et leur propension à n’en faire qu’à leur tête. On bénéficie peut-être d’un certain passe-droit ? À creuser.

Quand je suis rentrée en France, j’ai entendu une nana passer à côté de moi qui parlait au téléphone, et qui a lâché un “MDR bref” sur ce ton blasé si propre à notre peuple. Ma madeleine de Proust. J’étais à la maison.