Mêlée
Mon frère m’est reconnaissant, au grand désarroi de tout le monde, qui voudrait bien que je sois la méchante de l’histoire. Cette réalité nouvelle, qui les éloigne de celle qu’elles se sont construite dans leur tête, ne leur convient pas, c’est fâcheux (pour elles). Alors, d’après mon frère, on me reproche de “m’en mêler”. Je me mêle effectivement de ce que je veux, bon courage à celui ou à celle qui voudra me l’en empêcher. “De quoi je me mêle” est une bonne réplique à sortir quand quelqu’un devient intrusif, pas quand quelqu’un agit pour protéger un proche en cas de violence.
Je suis toujours fascinée en observant la gymnastique mentale effectuée par les humains de ce siècle pour éviter à tout prix d’assumer leurs responsabilités, jusqu’à tomber dans une sorte de psychose altérant non seulement des faits avérés devant témoins, mais aussi toute leur histoire personnelle. C’est ainsi que des bourreaux deviennent d’éternelles victimes.